Les Dix Tribus - Vue d'ensemble
Depuis leur exil en Assyrie, la trace des dix tribus de l'ancien royaume d'Israël semblait à jamais égarée.Un rabbin de Jérusalem affirme l'avoire retrouvée, parmi des peuples d'Asie centrale étrangement attachées à certaines coutumes juives.
Les "Chiang-Min" Les "Shin-Lung" Les Pachtounes
Le rabbin Eliahou Avihail ne craint pas d'exagérer.. A l'entendre , vingt-deux millions d'individus, disseminés entre l'Afghanistan, le Cachemire, le Nord-est de l'Inde,et les montagnes chinoises du Sichuan appartiennent à la lignée des dix tribus d'Israel. et peuvent s'ils le souhaitent réclamer le droit au retour.
Ancien élève de la yeshiva Merkaz Harav, ce rabbin de Jérusalem a déjà mis dans l'embarras les autorites israèliennes,. Il y a quelques mois, il a demande, qu'on laisse entrer, simplement comme touristes, quelques-uns de ceux qu'il estime authentiquement juifs. Originaire de l'Etat de Manipur, à la frontière indo-birmane, ces visiteurs ce sont vus poliment refoulés. Pourtant , sur l'encouragement du rabbin Avihail, ils sont depuis peu revenus aux sources, et leur petite communauté, qui a sa synagogue et son Sefer Tora, attend aujourd'hui sa conversion, en bonne et due forme au judaisme. Aprés avoir longtemps discuté des origines juives des "Falashas", le rabbinat lui-même reste perplexe. Ces nouveeaux venus aux yeux bridés seraient-ils, comme ils le prétendent les descendants de Menashe ? Pour le rabbin Avihail, il n'y a pas l'ombre d'un doute "Limportant dit-il, c'est qu'ils veulent etre juifs et ils sont prêts pour cela à se convertir". De plus, affirme-t-il, ceux qu'on appelle les "Shin-Lung" n'ont jamais perdu espoir de retourner a Sion. Ils se proclament eux-mêmes, les "Juifs du Nord-est de l'Inde", et l'un d'entre eux a déjà fait son service militaire dans Tshal. Mais surtout dans leurs prières ancestrales, ils ont conservé la foi dans le Dieu unique, et leurs règles de vie, certes sous une forme dénaturée, rappellent certains commandements thoraiques tels que bénédiction des enfants mâles au huitième jour de leur naissance, l'interdiction de l'inceste et de la cramtion des morts. Au siècle dernier les missionnaires chrétiens qui s'étaient hâtés de convertir les tribus "Shin-Lung" furent les premiers stupefaits par ces pratiques étrangement juives. Ils s'étonnèrent encore plus d'une tradition orale qui semble attester les pérégrinations attribuées jusque-là aux dix tribus d'Israël. En découvrant ces récits, le rabbin Avihaïl remonte la piste qui lui permet aujourd'hui de livrer sa propre version de l'énigme. A la frontière du Tibet, dans la province chinoise du Sichuan, un autre groupe appelé "Chiang-Min" se plie à des coutumes inexpliquées. Ils se réfèrent eux aussi au Dieu unique, qu'ils considèrent comme tout-puissant et méséricordieux. l'élément central de leur existence est consacré à des sacrifices accomplis en public et au foyer par des prêtres qui se transmettent cette charge de père en fils. Avant de célébrer leur culte, ils doivent se purifier et faire de même pour l 'animal offert en sacrifice. Les "Chiang-Min" désignent leurs prêtres par le nom de "Cohen". Ces tribus se disent enfants d'Avraham descendants de ses douze tribus et sacrifient au septième jour de la naissance d'un enfant mâle un coq blanc. Le cas des Pachtounes (Pathans) est encore plus troublant. Les origines juives de ces tribus établies en Afghanistan, au Pakistan et au Cachemire avaient déjà été suggérées par le président de l'Etat d'Israël Itzhak Ben-Zvi, à partir des témoignages concordants fournis à leurs arrivée par les Juifs de ces régions. Aprés avoir examiné le dossier , le rabbin Avihaïl attache sans hésiter les Pachtounes aux tribus perdues d'Israël. Il a d'ailleurs recensés un nombre impressionnant d'indices à l'appui de sa thèse . Parmi les 21 nations et langes d'Afghanistan seuls les pachtounes se distinguent par leur physionomie "semitiques" certains ont les yeux bleus, et beaucoup , outre labarbe , portent les papillotes. Parmi les usages religieux. : ils pratiquent la circoncision au huitième jour, se marient sous une forme de 'houppa et les hommes sont habillés d'un vêtement appelé Joy-Namez, couvrant la tête et dont les franges évoquent le talit. Ces tribus, nomades observent aussi un repos hebdomadaire et allument ce jour là une bougie aprés avoir préparé des 'Halot (pains de shabath). Leur code de loi le Pushtunwali comporte plusieurs règles thoraïques. Certains portent un collier -une amulette nantie d'incription en hébreu. Enfin ils se disent eux aussi "enfants d'Israël" et se prénoment Yakov, Ibrahim, Isak, . Leurs tribus , s'appellent Afridis "Ephraïm" Levani (Levites), Rabani (Reuven)
Shinwari (Shimon), Daftani (Naphtali) Jaijis (Gad). Evidemment ce faisceau d'indices ne constitue pas une preuve formelle. Retranchés dans des régions difficiles d'accés, les Pachtounes qui préservent églament une longue traditions de guerilla dans le maquis d'Afghanistans n'ont pas comme les "Shin-Lung" fait leur retour aux sources. Loin s'en faut , puisqu'ils restent jusqu'a preuve du contraire, de fidèles musulmans , qui combattent au noms de l'Islam contre les troupes sovietiques. Le rabbin Avihaïl ne desespère pas de les ramener un jour sur la terre de leurs ancêtres. Du moins pense-t-il y contribuer depuis qu'il a créé à Jérusalem son association "Amishav" il s'est donne pour objectif d'approfondir ,le dossier des tribus perdues. A ce titre, il a rendu visite a certains Pachtounes du Cachemire et à quelques représetnants des tribus "Shin-Lung" à Bombay. Son prochain objectif rencontrer en Chine les tribus de "Chiang-Min" et établir avec elle les premiers contacts. La mission de cette association est d'éveiller au judaisme ceux qui en ont ete égarés par l'exil et les hasards de l'Histoire. Le rabbin Avihaïl a ainsi traduit en ourdou la langue des musulmans du Cachemire, les principes élémentaires des mitsvoth et leur fondement spirituel. Une version diffusées en langue kouki a obtenu un certain succés aupres des "Shin-lung" de Manipur. Extrait d'un article de Tribune Juive de Serge Kovac
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