Les 10 Tribus - Un Exil legendaire
Pour comprendre l'extraordinaire fascination exercée par la disparition des dix tribus d'Israël, il convient de remonter aux sources 150 ans avant la destruction du premier Temple à la veille de leur exil en Assyrie. On sait qu'aprés la mort du roi Salomon, les légataires de Moïse se sont scindés en deux entités distinctes: tandis qu'à Jérusalem , les tribus de Juda et Benjamin vont maintenir malgré la captivité à Babylone la postérité juive, les autres tribus se partagent les territoires du Nord et font de Samarie la capitale du nouvau royaume d'Israël.
Leur dysnastie ne va pas résister aux premières conquêtes asyriennes en Syrie-Palestinine (734 avant l'ère chrétienne).
Malgré son alliance avec le roi de Damas , Pekah, fils de Rammallah, est écrasé avec ses troupes dans le lointain Euphrate.
Son successeur, Hosés, fils d'Elah est à son tour anéanti à Samarie par les troupes de Shalmaneser V, qui exile les chefs juifs avec 27.290 captifs (722av) Evoquant avec précision la chute du royaume d'Israël la Bible rapporte que ses tribus furent emmenées à Halah Habor et Hara proches de la" rivière du Gozan"(Chroniques 5, 26) et dans les cités de Medés (Roi II, 17, 6).
Mais le texte ne dit pas quel a été leur sort, ni si ils reviendront un jour de l'exil.
Là commencent la
prophétie de leur retour (Ezechiel, 37, 19, 24) et la légende. Dés le 9e siècle
de l'ère vulgaire les tribus de Naphatali, Gad, et Asher régnent sur un royaume
indépendant,proche de l'Ethiopie selon un Juif nommmé Eldad, qui se proclame
lui-même de la trivu de Dan.
D'autres localisent peu aprés les dix tribus au royaume saoudien de Khaybar
.
le voyageur Juif Benjamin de Tudela affirme au 12e siecle avoir rencontré leurs
decendants en Perse.
Leur trace s'est ensuite retrouvé au Yemen puis le mythe s'amplifiant les théories
les plus fumeuses ont été echafaudées.
On les retrouverait au Japon, en Afrique, chez les Indiens d'Amerique et même par un curieux détour à la cour de Sa Majesté la reine Victoria.
Les sages du judaisme sont restés plus prudents.
On n'exclut pas l'existence des dix tribus , mais tranchant la questions , rabbi Akiba écrit dans la Michna (Seah 10, 3) qu'il ne reviendront jamais".
Ce n'est pas l'opinion du rabbin Elyahou Avihaïl qui estime pouvoir reconstituer l'itineraire de cet exil légendaire.
Grossièrement selon
lui , trosi groupes pincipaux auraient chacun empruntés une voie distincte.
Le cas es Juifs d'Ethiopie, originaires selon cette hypothèse de la tribu de
Dan, serait à mettre à part.
Aprés leur révolte contre l'ordre établi en Canaan , ceux-ci auraient fui en
Egypte avant d' s'échapper par le Nil vers le pays où ils ont vécu à demi-juifs
comme des "Falashas" L'indice
expliquant selon le rabbin Avihaïl les péripeties des autres tribus israèlites
est la fameuse rivière de Gozan à laquelle se réfère la Bible.
Suivant ce cours
d'eau une partie des exilés aurait abouti à sa source, le fleuve Amou Darya.
Un premier groupe se dirige donc vers le Nord-Est où il reste en contact avec
le judaisme pour essaimer par la suite les communautés de Georgie, du Caucase,
du Kurdistan, sans doute, celle de Boukhara.
Certains font même route jusqu'à Kaïfeng pour constituer la commuanute pékinoise.
Les autres comme
le confimeraient les récits des autochtones seraients restaient en deça de la
rivières de Gozan.
Plusieurs de ces tribus se fondent dans l'Islam mais ne quittent pas le maquis
de l'Afghanistan.
Gardent le souvenir de leurs origines, ces Pachtounes" (Pahtans) émigrent aussi
au Pakistan et au Cachmire.
Un dernier groupe d'exilés suivent l'Indu-Kouch, la "fameuse route de soie"
aurait atteint les montagnes du Tibet et trouvé refuge dans les hauteurs de
la province du Sichuan, à l'ouest de la Chine.
Sous le nom de "Chiang-Min" ils auraient conservé la foi dans le Dieu unique.
une partie des leurs, prenant la route du Sud, aurait continué leur exil par
la Birmanie, jusqu'aux frontières de l'Inde.
Selon le rabbin Avihaïl ils sereint devnus ces "tribus" "Shin-Lung" établies actuellement dans Etats du Manipur, Mizoram et en Assam qui revendiquent aujourd'hui l'héritage de Menaché.